• Album de l'année
  • Musiques actuelle, électroacoustique
Gala Prix Opus | Édition 27

Docu-fictions

Yves Daoust
Empreintes DIGITALes
«Reconstruire à partir d’éléments séparés pour faire une fausse réalité plus lisible.» — Alain Savouret, janvier 2022
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Ma toute première œuvre électroacoustique s’appelait «Paris, les Grands-magasins» (1975), sorte de documentaire sonore (balado ou podcast, dirait-on aujourd’hui) où je tentais de rendre l’atmosphère d’une grande surface à travers le déroulement d’un solde en direct («il ne vous reste plus que 30 minutes…»).



Puis, vint «Quatuor» (1979), œuvre en apparence aux antipodes, abstraite, «esthétique», mais inspirée d’un rêve bizarre où je voyais quatre musiciens d’un quatuor à cordes, très bien vêtus et dignes, qui soudain, perdant toute civilité, se mettaient à se taper dessus à coups d’archet…



Avec Quatuor j’inaugurais mon exploration du répertoire musical classique, cherchant à provoquer une relecture des œuvres du passé par une confrontation ou une mise en parallèle avec des environnements documentaires contemporains. On en trouvera ici l’illustration avec «Impromptu 2» et «Calme chaos».



Construite autour des confidences d’une courtisane, «Lily» se rattache davantage à Paris, les Grands-magasins. J’en présente ici deux versions, l’une acousmatique et l’autre mixte, sources, je pense, de lectures différentes.